Parentalité & Doctorat dans la presse : mon témoignage relayé par Campus Matin

En tant qu’universitaire avec des enfants, ma plus grande difficulté n’est pas de trouver des moments pour avancer ma thèse : en réalité, je n’ai jamais été aussi efficace dans mes recherches que depuis que j’ai des enfants !

La plus grande difficulté, c’est parfois de lutter contre mes propres représentations et craintes internalisées. Mais si je devais évoquer une autre difficulté, je mentionnerais la précarité qui se présage au loin: le chômage me guette dans quelques mois, car les financements de thèse ne sont pas suffisamment adaptés à la parentalité. Certes, le « congé maternité » permet une prorogation du contrat doctoral égale à la durée du congé maternité. En principe, cela semble être une garantie favorable à la préservation de la carrière universitaire de la personne en doctorat. Dans les faits pourtant, cela empêche la personne qui a accouché de candidater à la campagne de financements de postes d’ATER (contrat d’enseignement en faculté prévu pour les personnes qui préparent une thèse), faute de cohérence entre la fin de ses financements actuels (contrat doctoral), et le début des contrats futurs (ATER). Concrètement, cela repousse d’un an la possibilité de candidater pour un poste d’ATER, et surtout, cela condamne à plusieurs mois de chômage. Avec pourtant, des enfants à charge.

Je remercie la journaliste Clémence Kerdaffrec d’avoir recueilli mon propos sur le sujet pour le magazine Campus Matin, à la suite de l’analyse de ma collègue de sciences politiques Marie Janot-Caminade, d’avoir su exprimer la réalité de la parentalité en doctorat, entre injonctions, précarité, mais aussi bonheur.

L’article de presse « Doctorat et parentalité : « Ce n’est pas fou d’avoir un enfant » » est disponible à l’adresse suivante : https://www.campusmatin.com/actualite/doctorat-et-parentalite-ce-n-est-pas-fou-d-avoir-un-enfant.html

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